ACTION COLLECTIVE
CONTRE BONJOUR-SANTÉ


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Montréal, le 21 septembre 2018

Hélène Bédard a déposé une demande pour autorisation d’exercer une action collective contre Bonjour-Santé, en raison des frais illégaux qui lui ont été imposés pour obtenir une consultation médicale assurée par la RAMQ. Elle a en effet dû payer près de 20 $ pour obtenir un rendez-vous pour lequel elle a finalement dû attendre, avec plusieurs autres « clients » de Bonjour-Santé, plus de trois heures dans le cabinet désigné. « J’aurais tout aussi bien pu aller attendre à une clinique sans payer pour la prise de rendez-vous », de dire madame Bédard.

La Loi sur l’assurance maladie interdit depuis son adoption en octobre 1970 à quiconque de facturer quelque surplus que ce soit pour des services assurés et cette interdiction a été renforcée non moins de quatre fois depuis. Cette loi sociale qui protège les patients prévoit de fortes pénalités pour les contrevenants qui briment ce principe cardinal du système de santé québécois, lequel traite la santé comme un droit et non un privilège pouvant être monnayé. Dans le cas des frais administratifs d’opération des cliniques, les médecins se voient octroyer un surplus de l’ordre de 35 %, en sus de leurs honoraires, afin de défrayer ce genre de coûts. Les prises de rendez-vous sont donc déjà payées et les facturer aux patients revient à imposer à ceux-ci un paiement en double pour le même service. Le fait que ces montants soient payés à une tierce partie comme Bonjour-Santé ne change en rien ce constat.

Des sociétés à but lucratif telles que Bonjour-Santé se croient justifiées de facturer leurs services aux patients en raison de l’état lamentable des systèmes de gestion de rendez-vous tant publics que privés. La solution à l’attente viendra par une planification rationnelle des besoins et de l’offre de services, ce qui passe nécessairement par un contrôle public plus serré des pratiques des cliniques médicales québécoises et de leurs sous-contractants, tels que Bonjour-Santé. Bonjour-Santé est libre de contracter avec les cliniques et celles-ci peuvent la rémunérer pour ses services si elles en voient l’utilité, mais en aucun cas les patients ne peuvent-ils être appelés à contribuer à cet effort, autrement que par l’entremise de leurs impôts.

« Cela fait des années que les patients mettent en garde les différentes sociétés – cliniques et autres – qu’elles ne peuvent pas se faire des profits indus sur le dos de notre système public de santé. Facturer à des patients des frais de près de 20 $ pour un rendez-vous déjà payé par nos impôts est non seulement illégal, mais vu qu’un médecin est payé parfois moins que cela pour la consultation elle-même, il s’agit clairement d’un abus qu’il faut fortement dénoncer », d’ajouter Maître Cory Verbauwhede, qui pilote le dossier. « La RAMQ a par ailleurs indiqué qu’elle avait ouvert une enquête, mais cela fait déjà plus d’un an et demi, et les patients paient encore », de conclure l’avocat.

Renseignements : Maître Bruno Grenier au 514 866-5599 poste 1 - bgrenier@grenierverbauwhede.ca.


FRAIS ACCESSOIRES EN CLINIQUE / ACCESSORY FEES IN MEDICAL CLINICS


La Cour supérieure ordonne la publication d'un avis /
The Superior Court orders a notice to be published.

Montréal, le 21 août 2018 - Léveillé c. P.G. et al.

La publication d'un avis aux membres a été ordonnée par la Cour supérieure dans le dossier Léveillé c. P.G. et al. Vous pouvez le lire ici.

The publication of a notice to class members was ordered by the Superior Court in the file Léveillé v. P.G. et al. You can read it here.


ACTION COLLECTIVE CONCERNANT LES FRAIS DE RECOUVREMENT IMPOSÉS
PAR LA SOCIÉTÉ QUI GÈRE LE
PONT DE L'AUTOROUTE 25


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Laval, le 22 janvier 2018

Ian Poitras a déposé une demande pour autorisation d'exercer une action collective contre la société Concession A25, S.E.C., en raison des frais de recouvrement illégaux qui lui ont été imposés.

Il se base sur la Loi sur la protection du consommateur et le Code civil du Québec, lesquelles lois régissent la société Concession A25, malgré le fait qu'elle opère dans un environnement réglementaire particulier.

La Loi sur la protection du consommateur prohibe en effet « la stipulation qui impose au consommateur, dans le cas de l'inexécution de son obligation, le paiement de frais, de pénalités ou de dommages, dont le montant ou le pourcentage est fixé à l'avance dans le contrat, autres que l'intérêt couru ». Or, si la société s'est réservée la possibilité d'imposer d'importants taux d'intérêts, dans le cas de monsieur Poitras, elle a préféré facturer un montant de 33 $ pour chaque passage impayé après 30 jours.

La Loi sur la protection du consommateur interdit aussi des clauses objectivement lésionnaires, soit celles qui imposent une obligation tellement excessive au consommateur que cela équivaut à de l'exploitation. Or, les montants de recouvrement imposés dans le cas de monsieur Poitras sont sans commune mesure avec le montant dû (3 $ pour le passage et 5 $ pour les frais administratifs) ou avec les efforts déployés par la société Concession A25 pour recouvrer ces sommes (le simple envoi d'une lettre de rappel).

Le Code civil du Québec, pour sa part, sanctionne les clauses pénales abusives. Dans le cas présent, la clause prévoyant des frais de recouvrement a un caractère punitif plutôt que compensatoire, ce qui est illégal. C'est d'autant plus problématique que la société Concession A25 réfère régulièrement des cas de non-paiement au Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui a le pouvoir d'émettre un constat d'infraction en vertu du Code de la sécurité routière pour le même passage.

Monsieur Poitras demande la restitution de la totalité des frais de recouvrement que lui a imposés la société Concession A25 ainsi que des dommages punitifs pour dénoncer l'insouciance grave dont a fait preuve cette société vis-à-vis de ses obligations en vertu de la Loi sur la protection du consommateur et pour dissuader de tels comportements dans le futur. Pour les personnes non protégées par la Loi sur la protection du consommateur, il demande une réduction, voire une annulation des frais de recouvrement.

Pour plus de renseignements et pour parler à monsieur Poitras, contacter Maître Bruno Grenier au 514 574-8073.

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AUTRES ACTIONS COLLECTIVES

2014 et 2016 - Frais dans les cliniques médicales

Deux actions collectives ont été déposées contre le ministre de la Santé, la Régie de l'assurance maladie du Québec, et des cliniques médicales.

Le recours lancé par M. Léveillé en 2014 vise à rembourser aux patients toute somme facturée en clinique privée pour des frais accessoires sous guise de médicaments ou agents anesthésiques facturés au-delà de leur prix coûtant. L'action a été autorisée le 18 août 2017 et le dossier suit son cours.

Le recours lancé par M. Raunet et Mme Gagnon en 2016 vise à rembourser aux patients toute somme exigée ou reçue pour des services assurés par la RAMQ.


2015 - Télévision communautaire - Recours collectif contre Vidéotron

Le recours est intenté par TVCI et André Desrochers afin que les clients de Vidéotron de la zone de desserte du Grand Montréal puissent être dédommagés pour les services de télévision communautaire auxquels ils avaient droit et pour lesquels ils ont payé, mais qu'ils n'ont pas reçus.

2015 - Community television - Class action against Videotron

The suit is brought by ICTV and André Desrochers so that Videotron customers of the service area of Greater Montreal can be compensated for community television services to which they are entitled and for which they paid, but that they did not receive.


2012 - Société Telus Communications - augmentations de tarifs en cours de contrat

Jugement a été rendu dans ce dossier.


2011 - Dégénérescence maculaire - surfacturation en clinique médicale

Jugement a été rendu dans ce dossier.


2008 - Bell Mobilité - SMS entrants

Jugement a été rendu dans ce dossier.


2008 - Société Telus Communications - SMS entrants

Jugement a été rendu dans ce dossier.



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